Une constellation familiale expliquée

Samaï Fossat raconte ici une excellente mise en place d’un système familial bien spécifique : celui d’une famille recomposée.

Où l’on voit qu’une constellation familiale bien menée permet la mise en relief d’un malaise à l’intérieur du clan et la possibilité d’une prise en charge de ce malaise par les protagonistes, une fois l’image intégrée.

 

 

Constellations familiales

Constellations familiales

Dans les liens offerts sur mon site, on peut trouver, entre autres, des références bibliographiques, et lorsqu’on me demande par quel biais aborder la psychogénéalogie, je propose de commencer par la lecture du livre d’Anne Ancelin-Schützenberger : « Aie, mes aïeux ». Cette psychologue réputée nous a permis de comprendre que “Nous sommes moins libres que nous le croyons, mais nous avons la possibilité de conquérir notre liberté et de sortir du destin répétitif de notre histoire en comprenant les liens complexes qui se sont tissés dans notre famille… le choix nous est donné de nous libérer de la répétition pour naître à notre propre histoire ».

Pour ceux que les explications historiques intéressent, tout renseignement sera trouvé (sur internet par exemple) sur les recherches fondamentales de l’école de Palo Alto, de Moreno (psychodrame) ou de Boszormenyi-Nagy (communication directe d’inconscient à inconscient), avant que Didier Dumas parle ouvertement de « transgénérationnel ». Au moment où Anne Ancelin décodait et mettait au point génosciogramme et lecture enrichie de l’arbre généalogique, selon une approche intellectuelle et universitaire, Bert Hellinger offrait une démarche de constellations familiales selon une approche nouvelle où le mental laissait la place au ressenti. De son côté, plus discrètement mais depuis aussi longtemps, Idriss Lahore a mis au point des formations où les protocoles étudiés aboutissent à des ouvertures de conscience indiscutables.

Ainsi, depuis une vingtaine d’années, cette méthode, fondée sur la phénoménologie, et donc non scientifiquement prouvée, prend de plus en plus d’ampleur et séduit de nombreux thérapeutes. Cependant, la pratique de cet « outil » n’est pas encadrée à la manière d’autres thérapies et, introduite au Québec depuis moins de dix ans, peut être effectuée par qui s’en réclame. Il s’agit donc de se renseigner sur les personnes qui animent de tels ateliers et de s’en faire une idée précise avant de laisser quiconque tenter de rétablir l’équilibre souvent perturbé de notre arbre généalogique.

La constellation familiale fait partie des thérapies brèves, elle permet à l’individu déstabilisé d’une manière ou d’une autre, de retrouver SA place dans son clan, et nous avons vu, lors des chroniques précédentes, que cela était fondamental pour l’être humain. Thérapie systémique, elle met en lumière les liens existant entre les membres d’une famille, à la manière des étoiles et des planètes s’influençant les unes les autres au sein d’une constellation.

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arbre généalogique

l’arbre génial-logique (1)

Lorsque mes patients sont étonnés que j’insiste tellement sur l’importance de créer son arbre généalogique (arbre génial-logique), je prends le temps de bien leur expliquer la force du symbole : c’est en déterminant sa place dans l’arbre, puis en imprimant sans cesse cette place, par le regard ou la pensée, dans notre conscient, que nous nous persuadons que là est notre place et pas ailleurs.

L’être humain a nécessairement besoin de se sentir appartenir à un clan, cela vient de notre mémoire primitive, de l’obligation de vivre en meute pour survivre. De nos jours, nous pouvons vivre seul sans doute, mais pas isolé. Il nous est indispensable d’appartenir à un clan, à des clans, ne serait-ce qu’au club de belote ou à l’équipe de hockey. Nous n’avons pas toujours conscience de notre besoin fondamental de créer des liens et à quel point ils nous équilibrent. Sans doute est-ce parce que cela nous est naturel la plupart du temps.

Mais le clan de base de première nécessité est d’abord le clan familial, celui sans lequel nous ne serions pas là tout simplement. Faire son arbre généalogique permet de matérialiser ce clan et de s’en imprégner afin de sentir que l’on appartient à un ensemble cohérent. Cette appartenance est la première donnée à assimiler pour se sentir en harmonie dans sa vie.

A suivre

lettre symbolique

Les actes symboliques (1)

Lorsque je parlais, dans une chronique passée, de moyens pour se défaire de ce que l’on porte pour nos ancêtres, je pensais aux actes symboliques dont notre cerveau peut se servir pour commander à la guérison du corps ou de l’âme. Vous avez sans doute déjà compris, grâce aux explications des spécialistes du décodage biologique, que le cerveau, en interprétant le ressenti, ne fait aucune différence entre le réel, le virtuel, l’imaginaire et le symbolique.
On peut ainsi lui adresser une demande symbolique afin qu’il donne ensuite les ordres pour déprogrammer ce que des ressentis réels avaient installé en nous sous forme de souffrance.
Ainsi, au moment où l’on constate un dysfonctionnement dont il serait vital de se débarrasser, on peut écrire une lettre symbolique, sur une feuille blanche, propre. On l’adresse à Dieu, à l’être suprême, au divin, à l’univers, à vous de choisir selon votre conviction.

On y présente, en premier lieu, le problème (exemple : je prends conscience que je me présente comme une victime dans toutes les circonstances de ma vie….) ; puis, on continue en précisant qu’à partir de ce jour (écrire la date), on décide que… (exemple : … je décide de prendre ma vie en mains et de ne plus m’apitoyer sur mon sort), on peut y ajouter tout ce qui va donner de la force à notre engagement selon ce qui vient, sans censure. Enfin, on clôture sa lettre par un renvoi de ce qui ne nous appartient plus à la terre mère ou à l’univers ou à la lumière, à ce que à quoi l’on croit, toujours selon ses convictions. Toute cette rédaction peut s’accompagner d’une lecture à voix haute mais ce n’est pas indispensable.
Il ne reste plus qu’à signer cette lettre, elle ne doit pas être relue, et on la brûle entièrement, dans un foyer ou un contenant métallique, en visualisant que tout ce qui était négatif retourne à la terre, ou à la lumière ou à ce que vous avez désigné auparavant.
Vous pouvez disperser les cendres, les laisser disparaître dans la cheminée ou, mieux encore, les récupérer, les enterrer dans un pot contenant de la terre ou dans votre jardin et planter là une plante que vous appréciez.
Laisser s’exprimer votre imagination en ce qui concerne les actes symboliques.

Je vous offre de vous diriger sur les onglets « liens » et « ressources » pour y trouver des références bibliographiques, des articles à lire et des liens internet.

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« C’est ça qui est ça. »

Une fois pour toutes, faisons de notre mieux pour admettre la réalité, pour éviter de fuir cette réalité. Nous sommes le fruit de notre arbre généalogique et les parents que nous avons (ou avons eu) ont été les meilleurs pour que notre destin s’accomplisse. Ils sont (ou étaient) eux-mêmes le résultat de leur arbre « génial-logique » avec tout ce que cela suppose.

Au Québec, pays de défricheurs, colonisé, la sagesse des anciens qui en ont « arraché » nous a laissé cette maxime géniale, que tout médiateur devrait rappeler lors des ateliers de constellations familiales : « c’est ça qui est ça ». Refuser son clan, ses parents, c’est se couper de la force de ses ancêtres, quoi qu’il ait pu arriver.

C’est pour cela que le livre de Noëlle le Dréau. « Renaître grâce à la psychogénéalogie » vient à point pour ceux qui sont en quête de réflexions sur leurs souffrances d’enfant. Cependant, gardons toujours en tête que rien ne pouvait se passer autrement.

Bonne lecture.

A la recherche du frère ou de la soeur disparus

Merci à Michel Diviné de faire le point sur notre rang véritable dans le clan, une fois constaté le décès d’un frère ou d’une soeur avant ou après nous.

« Je ne suis plus la première, ma mère a fait une fausse couche à 6 mois » : je te rejoindrai quand ce sera le temps, mais pour le moment, pour t’honorer, je vais vivre au mieux ma vie.

Constellation familiale, actes symboliques, nous avons maintenant des outils à notre disposition pour accéder à la paix car retrouver sa place est primordial.

« La société change ; le secret aussi »

Effectivement, la société change. Même le sérieux « Figaro », plutôt traditionaliste et soutien d’une France conservatrice, ose aborder le thème du secret de famille, habituellement traité par des thérapeutes dans livres et revues spécialisées.

Au lieu de continuer à porter ces fardeaux familiaux, je propose aux participants aux ateliers de constellations familiales de venir re-connaître leur clan à qui ils vont remettre souffrance et secrets dont ils n’ont pas à percer le mystère, laissant aux ancêtres leurs chagrins et leurs épreuves.

lignée des femmes

L’importance de la lignée des femmes

Cette soirée de Noël en famille au Québec m’amène à vous partager mon souhait de prendre conscience de l’importance de la transmission (heureuse ou souffrante) de génération en génération, en particulier des ancêtres féminines à leurs descendantes.

Je vous conseille de visiter le site d’Eduard Van Den Bogaert sur lequel vous pourrez trouver ce superbe article concernant les constellations familiales ancestrales et les lignée des femmes, que toute femme devrait mettre en oeuvre en interrogeant ses ancêtres.

Je serais heureuse de partager, sur ce blogue, des témoignages dont vous souhaiteriez nous faire profiter (anonymement bien entendu).