Canalisation

Hier soir, j’ai participé à une soirée de canalisations avec Ysabeille (http://ysabeille.com/) et une trentaine de personnes, dans la pyramide de Granby. Belle expérience, Isabelle se fait le porte-parole des archanges ou autres entités et délivre à chacun un message positif dont les effets peuvent se faire sentir dans la démarche de développement personnel de chacun. N’hésitez pas à aller sur son site et fréquenter ses cours, c’est une belle personne.

Conférence : les tarots de Marseille

A l’occasion d’une exposition collective à la Bibliothèque Rivière-des-Prairies où chaque artiste-peintre doit, dans son tableau, représenter à sa façon une des lames du tarot, j’ai été invitée à donner une conférence au sujet de ce jeu visionnaire, le mercredi 20 avril à 19h.

Le tirage du Tarot de Marseille est un art divinatoire parfois malheureusement exploité par des personnes manipulatrices et seulement soucieuses de rétribution, mais, pratiqué par des cartomanciens scrupuleux, il permet de découvrir  un monde de symboles servant à donner des éléments de réponses suite à une interrogation.

Je tenterai de vous dévoiler ce jeu de cartes qui ne permet d’émettre des hypothèses et d’apporter de l’aide que dans la mesure où vous gardez votre libre-arbitre.

Bibliothèque Rivière des Prairies – 9001 Perras – Rivière des Prairies.

Tél.: 514 872-9610

2012

De nombreux lecteurs m’envoient des messages, s’inquiétant des messages alarmistes au sujet de cette fameuse fin du monde en décembre 2012… Faire peur aux citoyens est un bon moyen de calmer des envies de rebellion mais restons calmes, si un nouveau monde se profile à l’horizon 2012, c’est que notre monde actuel, si injuste et souvent cruel pour la plupart des habitants de cette planète malmenée, doit muter. Cela se fera suivant notre bon vouloir et, à ce sujet, je vous conseille le livre de Sylvie Simon : « 2012, le rendez-vous » aux Editions Alphée-Jean-Paul Bertrand – 2009. Auteure d’un excellent livre sur les enfants indigos, cette journaliste, écrivaine, nous donne des pistes intéressantes que tout citoyen de la terre devrait emprunter au plus vite afin d’amorcer ce tournant de notre civilisation. Nous avons la chance, en Occident, pour la plupart d’entre nous en tous cas, de vivre encore le moins mal possible, n’aggravons pas ces conditions de vie.

Donner et recevoir

Une Européenne, lectrice de mon site et de mon blog, vient de m’écrire un courriel pour me dire sa déception que je ne puisse faire son thème numérologique gratuitement. J’ai longuement réfléchi comment lui répondre et cela m’a donné l’envie de partager cette méditation avec mes lecteurs.
J’ai longtemps fait des thèmes numérologiques, tiré les tarots de Marseille, donné des conseils de coaching ou établi des plans de feng shui bénévolement. Je ne m’accordais pas suffisamment de valeur, et je n’accordais pas non plus suffisamment de valeur au travail que j’effectuais pour en retirer un profit comme tout professionnel peut l’espérer. Venant d’un milieu universitaire, universitaire moi-même, je passais déjà pour une dilettante avec mes lubies ésotériques, je n’allais pas en plus me faire payer.
Au bout d’une vingtaine d’années d’expérience, d’études, d’échanges, et après un retour de nombreuses personnes satisfaites par nos partages, j’ai fini par réaliser que, toute peine méritant salaire, il était temps que je demande une rétribution pour le travail que j’offrais. J’aurais préféré troquer, et cela m’arrive parfois, mais, dans notre société capitaliste actuelle, c’est, le plus souvent, en se servant de l’argent que l’on reçoit une rémunération. Et, rapidement, je me suis rendue compte que les personnes qui payaient bénéficiaient beaucoup mieux de nos échanges que celles pour qui j’avais offert un service et qui s’en servaient moins.
J’ai compris que si je ne donnais pas moi-même de valeur à ce que je proposais, suite conséquente d’années d’investissement personnel et financier, ces services n’avaient aucune raison d’être rémunérés, ni d’être réellement pris en compte par ma clientèle.
Poussée par des proches et des professionnels, mais aussi en me coachant un peu mieux, j’ai fini par trouver cette confiance en moi qui me manquait car j’étais encore, il y a peu, complexée et influencée par l’intelligentsia qui raille, par méconnaissance, tout ce qui n’a pas reçu l’imprimatur de la coterie intellectuelle, et on sait bien que le tarot ou la numérologie, entre autres, n’ont pas leurs lettres de noblesse dans la plupart des milieux. On a tort de persifler à ce sujet, d’illustres auteurs comme Gérard Athias ou Alejandro Jodorowsky, ont démontré la respectabilité de tels outils, je vais tâcher de suivre leur voie, en respectant le travail que je fais, en tout premier lieu et en donnant donc, mais aussi en recevant.

psychogénéalogie (3)

Sur ma page discussion face book Harmonie Interieure, Séverine proposait que j’offre un kit pour faire un arbre généalogique mais ce serait trop beau si c’était si simple.
En effet, je vous expliquais que le mieux était de commencer par faire un grand brouillon, collé au mur (ou sur une table libre) et de consacrer une feuille à chaque membre de la famille.
Vous avez compris qu’il faut une grande quantité d’informations sur chaque personne et que le moindre accident qui a pris de l’importance dans le mythe familial doit être noté car il va se transmettre (inconsciemment on le sait bien) à tous les descendants.
On a pu trouver des renseignements dans les papiers familiaux, sur les sites que les archives mettent maintenant très souvent à la disposition des internautes, dans les mairies ou auprès des associations de généalogie, mais il faut surtout faire parler les anciens, retracer les vérités et les inventions qui se sont transmises souvent même sans que cela ait été verbalement exprimé. Je peux citer une famille dont la mère est tellement connue pour « enjoliver » le passé de ses ascendants que pas un des petits-enfants qui essaient de bâtir l’arbre familial ne peut donner pour sûre toute information venant de cette branche.
A côté de ces personnes qui ne peuvent pas se fier à l’histoire qui parcourt les branches de l’arbre, d’autres n’ont absolument aucun renseignement provenant d’une filiation, par exemple, du côté paternel, les papiers ayant été détruits pour une raison ou une autre et les témoins décédés.

shut

Si rien n’a transpiré de la saga d’un clan, c’est bien souvent qu’un secret de famille pèse sur ce clan et que les non-dits perçus par les descendants en sont l’expression. Il est facile de faire croire aux intéressés qu’il est possible d’aller débusquer ce qui a longtemps été caché. Non seulement cela est faux (car le fait d’avoir réussi à garder un secret signifie que s’il n’a pas à été percé c’est qu’il faut en protéger les branches issues des parents porteurs de ce secret), mais on doit admettre d’emblée que ce qui n’a pas été transmis appartient à la génération qui a choisi de taire ce qui a été vécu comme une faute. Il faut s’incliner devant la souffrance de ces ancêtres et leur laisser le poids de ce qui a été considéré comme une faute, mais il est utile de faire un travail pour ne pas s’en charger (ce qui n’ a été réalisé que par fidélité familiale, inconsciemment, on ne le répétera jamais assez, il n’y a aucune culpabilité à porter).
Il existe des moyens de ne pas se résigner à porter les fardeaux d’un passé dont nous ne connaîtrons jamais vraiment tous les détails.
A suivre…

Carte d'une femme courageuse et lucide

De Fatoumata Sidibé, députée bruxelloise FDF, ex-« Ni putes ni soumises »
Voir également le site de l’association « Ni putes, ni soumises »

« Je déclare que le voile est le symbole d’un projet politique totalitaire »

mardi 23 mars 2010, 10:30

Moi, citoyenne belge de culture musulmane, originaire du Mali, un pays musulman à 90 % où la religion influence fortement les lois, règlements et différents aspects de la vie quotidienne, où certaines coutumes et traditions rétrogrades perpétuent les discriminations à l’égard des femmes, où plus de 80 % des filles sont victimes des mutilations génitales, où la polygamie est légale, où les mariages forcés sont imposés aux jeunes filles, où en matière d’héritage, les femmes sont frappées du sceau de l’inégalité, où, dès le plus jeune âge, on apprend aux petites filles que leur destin est de souffrir, de se résigner, de se soumettre, de se marier, de faire des enfants et de faire honneur à la famille,
Moi, qui suis issue d’un pays où l’intégrisme islamique gagne du terrain avec comme corollaire la prolifération du port du voile, où les avancées législatives en matière de droits des femmes se heurtent aux pressions des autorités musulmanes, au nom de la paix sociale, de l’unité nationale, de la préservation des valeurs sociales et religieuses maliennes qui confinent les femmes dans des statuts de citoyennes de seconde zone,
Moi qui, comme tant de consœurs, ai eu la chance de m’épanouir et me réaliser en Belgique dans un espace de liberté que les femmes ont conquis par de longues et âpres luttes,
Je déclare que l’immixtion du religieux dans l’espace public et le détricotage de la neutralité de l’Etat n’augurent rien de bon pour la démocratie et les droits des femmes.
Je déclare que l’émancipation n’est pas un luxe réservé aux femmes occidentales, que l’égalité hommes/femmes n’est pas négociable, ajustable, en fonction des demandes, revendications de revendications culturelles, religieuses ou supposées comme telles émanant d’individus, de communautés, de groupes.
Je déclare que de nombreuses femmes musulmanes dans le monde relient combat contre les intégrismes religieux et promotion de la laïcité. Elles savent que certains laxismes sonnent comme des glas pour elles qui luttent et risquent leur vie en Egypte, en Somalie, en Inde, en Iran, au Soudan, au Pakistan au Maroc, en Algérie, et ailleurs contre la polygamie, la lapidation, l’enfermement de leurs corps dans des linceuls ambulants, l’imposition du port du voile, la répudiation, l’excision, les crimes d’honneur.
Que dire à celles qui ont pris le chemin de l’exil et qui voient se reproduire sous leurs yeux un système de justice à la carte où, selon que vous soyez de telle ou telle confession, religion ou philosophie, les jugements de la cour vous rendent blancs ou noirs ?
Peut-on, au nom de la tolérance, du relativisme culturel, du multiculturalisme, de la liberté de religion, demander à certaines femmes vivant dans nos pays d’avoir moins de droits ?
Je déclare que le voile est le symbole de l’instrumentalisation des femmes au nom de la religion, d’un projet politique totalitaire qui sème la terreur dans certains pays, de la tentative d’asservissement, de mise sous tutelle de la femme, de la séparation des espaces féminins et masculins, une supercherie des fondamentalistes musulmans pour réaffirmer leur domination sur le corps des femmes et leurs libertés. Dans certains quartiers, les filles n’ont d’autre choix que de se voiler ou de faire attention à leur tenue vestimentaire pour ne pas subir les injures et le mépris de certains mâles auxquels on a appris que la vertu d’une femme est proportionnelle à la quantité de tissu qui la recouvre.
Je déclare qu’on atteint le summum de l’endoctrinement quand l’esclave intègre ses chaînes comme normales, lorsqu’elle ne peut plus penser autrement que par le prisme d’une société qui la convainc depuis la plus tendre enfance à travers les traditions, les cours de religion, les prêches que sa nature de femme la prédispose à occuper une position d’infériorité, de soumission. C’est cette même violence symbolique qui pousse les mères à infliger à leurs filles les violences comme le mariage forcé, les mutilations sexuelles génitales dont elles ont été elles-mêmes victimes.
Je déclare que toutes les femmes voilées ne sont pas soumises et que toutes les femmes qui ont les cheveux au vent ne sont pas libres et émancipées, mais que les filles et femmes, qui portent le voile par attachement culturel, conviction religieuse, ou parce qu’on leur interdit de le porter, n’enlèvent rien à la signification politique de ce voile sacralisé par les islamistes et imposé via un prosélytisme de procurateurs autoproclamés de Dieu. Celles qui avancent l’argument de « c’est mon choix » devraient avoir la décence et la « sororité » de reconnaître l’oppression de celles qui n’ont pas le choix.
Je déclare qu’en Europe, les offensives des islamistes contre les droits des femmes renforcent celles des partis conservateurs, de l’Eglise catholique, des lobbies religieux très puissamment implantés dans les nouveaux Etats membres et qui s’emploient à faire reculer les droits des femmes au sein de l’Union européenne. Leur mot d’ordre : revenir à l’ordre archaïque de hiérarchie patriarcale qui renvoie les femmes aux devoirs que leur dicte leur nature, à leurs sacro-saintes obligations terrestres dictées par les hommes assistés par Dieu le père, le fils et les Saints Esprits sexistes. Pas d’amen ! C’est là que la société doit intervenir au nom des droits humains !
Je déclare que les conquêtes féministes en Occident n’ont pas été arrêtées dans leur marche pour l’émancipation par la peur de stigmatiser les Eglises opposées aux droits et aux libertés des femmes. Pourquoi l’islam serait-il soustrait à cette remise en question ? Ce qui est bon pour une religion ne le serait donc pas pour une autre ?
Je déclare que la majorité des citoyens de culture musulmane vivent leur foi, quand ils en ont, en toute tranquillité, qu’ils n’en peuvent plus d’être essentialisés, considérés comme un groupe homogène dont chacun des membres partage la même façon de penser, de vivre, assignés à résidence dans « une communauté » par une minorité vagissante qui leur impose un terrorisme psychologique, parle en leur nom et qui bénéficie d’un surcroît de respectabilité de la part de certaines tribunes médiatiques et politiques.
Je déclare que le silence des intellectuels musulmans modérés est aussi assourdissant que la clameur des relativistes, des obscurantismes et d’une certaine classe politique qui se soucie plus de calculs électoralistes et d’enjeux de pouvoirs que de proposer un véritable projet démocratique de vivre ensemble.
Je déclare que la peur d’être qualifié de raciste a muselé bien des consciences, que nous sommes prêts à accepter l’intolérable par peur d’être taxés d’intolérance. Que d’abandons en reculades, nos valeurs démocratiques régressent.
Je déclare qu’il y a urgence à légiférer. A l’Etat de jouer son rôle de garant et de gardien des libertés fondamentales, où la liberté de croyance ou de non-croyance est garantie dans le respect des valeurs fondamentales grâce à un cadre juridique qui pose des balises. Je lance un appel aux progressistes de tous les partis, pour qu’ils unissent leurs voix pour ne pas reporter, dans les enceintes des parlements, les dix propositions déposées par le Mouvement Réformateur concernant le port de signes convictionnels – outre l’interdiction du port ostentatoire de signes d’appartenance dans les écoles relevant de la compétence du réseau officiel, les propositions déposées par le MR visent notamment à interdire aux parlementaires exerçant une fonction de représentation, personnes en charge de fonctions exécutives et prestataires de service public, préposés au guichet ou non, le port ostentatoire de signes convictionnels.
Faire de la politique, c’est faire des choix. Il est minuit moins cinq ! Il ne s’agit pas d’une offensive contre les religions. Il s’agit de remettre les religions à leur juste place c’est-à-dire dans la sphère privée, de faire le choix d’une société qui ne se fractionne pas en fonction des particularismes, mais qui s’unit sur des valeurs à vocation universelle.

Fatoumata Sidibé, députée bruxelloise FDF, ex-« Ni putes ni soumises »

Avant d’être élue, l’année dernière, sur la liste FDF, députée bruxelloise, Fatoumata Sidibé était présidente du comité belge de Ni putes ni soumises (NPNS), actif depuis 2006, dont la mission première consiste à « promouvoir l’égalité des droits entre les hommes et les femmes ». Belge d’origine malienne, 46 ans, licenciée en communication et romancière, elle combat depuis longtemps « l’obscurantisme, la loi du silence, la violence faite aux femmes, la misogynie… ». Sa mère l’avait surnommée « poudre de piment ». Avant Ni putes ni soumises, Fathy, comme elle est surnommée, avait travaillé dans une boîte de communication, au Centre du Librex – « elle a l’intelligence et l’autonomie qu’il faut, c’est une femme plurielle qui sait se battre pour ses idées », selon le directeur, Denis Stokkink –, pour Médecins du monde, pour les magazines Demain le monde et Défi Sud… La contraception dans les milieux musulmans conservateurs, les viols qui cachent leur nom, le sexisme à l’école ont toujours été des combats à mener pour Fathy Sidibé. En lançant NPNS, elle déclarait : « Le féminisme est mort, vive le féminisme ! » De l’excision au port du foulard forcé, de l’entrisme islamique sur les campus aux violences conjugales, « tout est à faire », insistait-elle, rappelant que « la tolérance tue autant que le fanatisme. On ne peut pas tout tolérer au nom de Dieu ou de la Tradition ».