arbre généalogique

L’arbre génial-logique (2)

Avoir la certitude, depuis tout petit, qu’on a SA place dans un clan permettra de savoir où est sa place dans tous les domaines de la vie et tout au long de sa vie : sur les plans affectif, professionnel, sociétal…

L’image que renvoie l’arbre généalogique (arbre génial-logique), correctement fait, s’imprime dans le conscient et l’inconscient bien plus que tout discours sur la généalogie. Le discours s’adresse au mental, l’image au ressenti, au coeur (ou aux « tripes » pour ceux qui préfèrent). Ainsi, une représentation de son arbre faite par un enfant (bien entendu supervisée par un familier de cette construction pour éviter les erreurs) va lui permettre de se situer correctement dans sa famille. L’idéal est d’afficher cette illustration (dessin, sculpture, collage, peinture…) dans un endroit où l’enfant passe régulièrement, sa chambre ou un couloir par exemple, de manière à ce que son inconscient enregistre, sans même s’en rendre compte, l’image du clan où sa place est définitivement déterminée. Il lui paraîtra ainsi, pour toujours, naturel de se savoir à la « bonne » place, à SA place.

L’enfant devrait pouvoir construire son arbre généalogique avec sa famille, à l’école, et le recommencer à différentes étapes de sa vie, pour améliorer cet arbre, en faire le génosociogramme créé par Anne Ancelin-Schutzenberger (cf. son livre « Aie ! mes aieux ! »). Les enseignants, guidés par des spécialistes en psychogénéalogie, y trouveraient une aide appréciable pour mieux aider leurs élèves. Un exemple récent au cours d’un atelier donné dans une classe d’une école primaire l’illustre incontestablement : une petite fille installe toutes les photos impeccablement préparées par les parents sur le graphique de l’arbre généalogique et se rend compte que parents et grands-parents sont présents mais qu’on a oublié (?) sa propre photo. Que des questions à se poser sur la place de cette enfant « oubliée » …

Il n’est jamais trop tard pour préparer son arbre généalogique, il nous montre, lorsque nous constatons nos manques et nos interrogations, à quel point il représente une géniale logique.

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